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Stop bombing civilians!

Bombarder des civils, ce n’est pas la guerre, c’est un crime! Ils doivent être protégés. Chaque jour, 90 civils sont victimes des armes explosives: bombardements aveugles, tirs de mortiers ou d’obus. Ne fermons pas les yeux sur ces pratiques inacceptables! Objectif: 1 Million de signatures, avec Handicap International, signez la pétition.

© P.Poulpiquet/Handicap International

> Une utilisation interdite contre les civils

Le Droit international humanitaire (DIH) interdit aux parties prenantes d’une guerre de prendre pour cible les populations civiles et les bâtiments publics. Toute attaque doit respecter le principe de distinction entre les civils et les combattants.

Or, dans les conflits actuels, les belligérants bombardent régulièrement les villes et les zones où se regroupent les populations. Cette pratique inacceptable, qui tue et mutile de nombreux habitants, constitue une violation des dispositions majeures du DIH.

L’Observatoire des mines, publié en novembre 2016, rend compte de l’augmentation vertigineuse de 75% en une année du nombre de nouvelles victimes de mines et restes explosifs de guerre. Ce triste constat est lié au fait que les bombardements en zones peuplées sont devenus massifs et systématiques dans les conflits récents, en Irak, en Syrie, au Yémen, en Ukraine

(c) Tom Shelton / Handicap International

L’utilisation des armes explosives en zones peuplées, incluant des armes interdites comme des mines antipersonnel et des bombes à sous-munitions, tue et blesse à 92% des civils. Les bombardements et pilonnages laissent des restes explosifs de guerre (REG) qui contaminent durablement des vastes parties de territoires longtemps après les combats ou un conflit. Dans les quartiers ou les villages touchés par un bombardement, la présence de ces restes explosifs de guerre menace la vie des civils et rend impossible le retour à une vie sociale et économique normale.

"La présence de restes explosifs de guerre rend périlleux le retour des populations chez elles une fois l’attaque passée ou le conflit terminé", explique Petra Schroeter, directrice de Handicap International Suisse. "En Irak, en Syrie, cette pollution a atteint un niveau sans précédent qui nécessitera des opérations de déminage pendant de nombreuses années. Elle rend également cruciales des sessions d’éducation aux risques pour apprendre à la population à avoir les bons réflexes face à un reste explosif et ainsi se prémunir contre les risques d’accident."

L’organisation appelle les Etats et les groupes armés non étatiques à stopper immédiatement toute utilisation de mines et de sous-munitions, à cesser de vendre ou de transférer ces armes, à condamner fermement toute utilisation et, lorsqu’ils sont parties prenantes à un conflit, à faire pression sur leurs alliés afin que ceux-ci n’utilisent pas ces armes.

Après 35 ans de combat contre les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions (BASM), qui ont abouti à leur interdiction au travers des traités d’Ottawa (1997) et d’Oslo (2008), Handicap International s’engage aujourd’hui contre l’utilisation des armes explosives. Le 15 mars 2017, Handicap International a lancé une campagne internationale destinée à réunir 1 million de signatures pour dire "stop aux bombardements des civils". L’association se donne pour objectif de réunir 1 million de signatures pour les remettre aux décideurs politiques en septembre 2018. Handicap International oeuvre au sein de la coalition INEW (International Network on Explosive Weapons) à inciter les Etats à s’engager à mettre fin à l’utilisation d’armes explosives en zones peuplées.

> Qu'est-ce qu'une arme explosive?

Mines antipersonnel, bombes à sous-munitions, roquettes, mortiers, obus, bombes aériennes, bombes artisanales… Toutes ces armes projettent une charge explosive. Le rayon d’impact plus ou moins étendu, l’imprécision de tir et la multitude de munitions expliquent les risques majeurs et inacceptables qui pèsent sur les populations civiles. N’explosant pas toutes au moment de l’attaque, ces armes deviennent des restes explosifs de guerre et représentent un danger longtemps après les combats.

> L'impact et les conséquences de l'utilisation d'armes explosives en zones peuplées

A Genève, le célèbre monument Broken Chair, sur la place des Nations, est le digne représentant du combat des victimes de ces armes barbares. Il incarne l’obligation des Etats de protéger les civils et de porter secours aux victimes, et symbolise à la fois la fragilité et la dignité des personnes meurtries par les conflits. Aujourd’hui, Broken Chair de Handicap International doit rappeler à tous la continuité du combat contre les armes explosives et les conséquences sur les populations civiles et démontrer qu’il est possible d’agir et de changer les choses.

Handicap International Suisse organise une série d'événements afin d'informer et de sensibiliser le public: informations sur nos événements

Consultez le Rapport 2016 de l'Observatoire des sous-munitions

Retrouvez tous nos communiqués de presse sur le sujet:

> "A Mossoul, il reste tant à faire pour les populations civiles": Lire le communiqué de presse

> Augmentation inacceptable des investissements dans la production d’armes à sous-munitions: Lire le communiqué de presse

> Journée internationale contre les mines: le danger est omniprésent: Lire le communiqué de presse

> 6ème anniversaire du conflit syrien: Handicap International dit "Stop aux bombardements des civils": Lire le communiqué de presse

> La violence des bombardements force des millions de Syriens à fuir: Lire le communiqué de presse 

> Les Syriens mutilés par les armes explosives: Lire le communiqué de presse

> Les armes à sous-munitions utilisées dans cinq pays, une réalité inédite depuis l'entrée en vigueur de l'interdiction de ces armes: Lire le communiqué de presse

Signez notre pétition 

PAYS TOUCHÉS:

AFGHANISTAN

IRAK

YEMEN

UKRAINE

CONSEQUENCES DE L'UTILISATION DES ARMES EXPLOSIVES EN ZONES PEUPLEES:

Infographie EWIPA

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Pour aller plus loin

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