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Aide d’urgence: prendre en compte les personnes handicapées

En situation de crise, les personnes handicapées sont souvent les oubliées de l’aide humanitaire. Raison pour laquelle en mai 2016, Handicap International a lancé avec d’autres organisations la Charte pour l’inclusion des personnes handicapées dans l’aide d’urgence. 150 Etats, organisations humanitaires, bailleurs et réseaux associatifs l’ont déjà rejointe. Handicap international appelle les Etats, les organisations humanitaires, etc. à rejoindre la Charte et à soutenir sa mise en œuvre.

Dinesh Rana, 22 ans, est le président du comité de gestion des catastrophes de Shankarpur (DMC), essayant un fauteuil roulant pour accéder à une pompe à eau surélevée

Dinesh Rana, 22 ans, est le président du comité de gestion des catastrophes de Shankarpur (DMC), essayant un fauteuil roulant pour accéder à une pompe à eau surélevée | ©B.Blondel / Handicap International

Conditions de vie très difficiles, besoins spécifiques des personnes vulnérables négligés, manque d’accès aux services de santé, aux infrastructures sanitaires… Voici les réalités souvent endurées par des personnes handicapées lors d’une crise comme une catastrophe ou un conflit.

"Les professionnels de l’humanitaire sont encore trop peu formés pour bien repérer les personnes handicapées, comprendre la spécificité de leurs besoins et y répondre, explique Camille Gosselin, responsable du plaidoyer humanitaire à Handicap International. L’objectif de la charte que nous avons lancé il y a un an était double: susciter une prise de conscience de la communauté humanitaire et rassembler organisations et bailleurs autour de principes communs pour prendre en compte des personnes handicapées."

C’est un beau succès. La Charte a déjà été adoptée par 150 Etats, organisations humanitaires, bailleurs et réseaux associatifs. Elle appelle toutes les institutions impliquées dans l’aide humanitaire à faire évoluer leurs pratiques pour mieux inclure les personnes handicapées, les faire participer dans les décisions et assurer que les services humanitaires soient réellement pour tous. 

"Nous devons maintenant travailler avec les personnes handicapées et leurs associations représentatives pour bien comprendre leurs difficultés en situation d’urgence et trouver ensemble les meilleures solutions", ajoute Camille Gosselin.

Selon une enquête menée par Handicap International en 2015, 75 % des personnes handicapées affectées par les crises n’ont pas suffisamment accès à l’aide humanitaire [1].

Une autre enquête conjointe menée par Handicap International et HelpAge International [2] en 2014 mettait en évidence la vulnérabilité des personnes handicapées parmi les victimes du conflit syrien: 30 % des réfugiés syriens en Jordanie et au Liban ont des besoins spécifiques; une personne sur cinq souffre d'un handicap physique, intellectuel ou sensoriel. Une personne sur sept souffre d'une maladie chronique...

De plus, les crises humanitaires engendrent une augmentation du nombre de personnes handicapées en raison des blessures mal prises en charge et du manque d’accès aux soins médicaux.

 

 

[1] Disability In Humanitarian Context, août 2016

[2] Hidden Victims of the Syrian Crisis, avril 2014

http://humanitariandisabilitycharter.org/

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