Go to main content

Les gouvernements doivent reconnaître l’impact des armes explosives

EWIPA Mines et autres armes
Irak Syrie

Un débat ouvert du Conseil de sécurité sur la protection des civils dans les conflits armés se tient aujourd’hui, 19 Janvier, à New York. Handicap International appelle les États à prendre des mesures contre l'utilisation d'armes explosives dans les zones peuplées qui ont tué ou blessé 32 000 civils en 2014.[1]

 

Reste d’une arme explosive dans la ville de Kobané, en Syrie, lors d’une évaluation menée par Handicap International

Reste d’une arme explosive dans la ville de Kobané, en Syrie, lors d’une évaluation menée par Handicap International | © Ph. Houliat / Handicap International

Handicap International appelle tous les États à reconnaître l'impact des armes explosives et à approuver la recommandation du Secrétaire général de l'ONU[1] les invitant à éviter d'utiliser des armes explosives à large rayon d’impact dans les zones peuplées. Handicap International appelle également les Etats à soutenir le développement d'un cadre politique international visant à réduire les méfaits de l'utilisation des armes explosives, et à stopper l'utilisation dans les zones peuplées d'armes explosives à large rayon d’action.

"Grosses bombes larguées par avion, tirs d’obus d'artillerie inexacts ou de lance-roquettes multiples… Voici des exemples d'armes explosives ayant un impact sur ??une large zone : dans ces cas, morts et blessés civils sont prévisibles. Environ 50 États et territoires ont reconnu le problème humanitaire posé par l'utilisation d'armes explosives en zones peuplées. Seuls 25 États ont appelé à des mesures pour régler ce fléau. Nous avons besoin que davantage d'États joignent leurs efforts au développement d’un engagement politique visant à réduire les dommages causés aux civils de l'utilisation d'armes explosives dans les zones peuplées", explique Anne Héry, directrice du plaidoyer et des relations institutionnelles à Handicap International.

Le bombardement des villes pendant les conflits, comme en Syrie, en Ukraine, en Irak et au Yémen, peut et doit être arrêté. Plus de 32 000 civils auraient été tués ou blessés en 2014 par des armes explosives, selon Action On Armed Violence (AOAV), un nombre en constante augmentation ces quatre dernières années. AOAV constate également que lorsque les armes explosives sont utilisées dans des zones densément peuplées, 92 % des victimes sont des civils.

[1] Explosive States (2015), Action on Armed Violence,

[2] Rapport du Secrétaire general des Nations unies sur la protection des civils dans les conflits armés (18 Juin 2015), S/2015/453

Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Relations presse

Nadia Ben Said
Responsable Relations Médias
(FR/ALL/EN)

Tél : +41 22 710 93 36
n.ben-said@hi.org

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Six idées reçues sur les bombardements des civils
PH. Houliat | HI

Six idées reçues sur les bombardements des civils

Dommages collatéraux, frappes chirurgicales, guerres sales… Une fatalité lors des conflits ? Découvrez aussi pourquoi il est urgent de mettre fin à cette pratique intolérable.

4 avril : Journée internationale de lutte contre les mines

4 avril : Journée internationale de lutte contre les mines

A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les mines, HI s’alarme de l’augmentation effrayante du nombre de civils victimes des armes explosives : 32 008 civils ont été tués ou blessés par des armes explosives en 2016 (sur un total de 45 624 victimes), selon Action on Armed Violence (AOAV). Le bilan s’annonce encore plus lourd pour 2017, sachant que les civils représentent 90 % des victimes des armes explosives quand elles ont utilisées en zones peuplées. 

Suite à la mort d’un employé d’une organisation partenaire, Handicap International condamne les bombardements continus
© Amer Almohibany / AFP PHOTO

Suite à la mort d’un employé d’une organisation partenaire, Handicap International condamne les bombardements continus

7 ans de conflit syrien - Un employé d'une organisation syrienne avec laquelle Handicap International (HI) est associée a été tué mercredi 3 mars. Mustafa, sa femme et leurs deux enfants - âgés de moins de 8 ans - ont été tués par des bombardements à Hamouriyeh, dans la Ghouta orientale. À l'heure du septième anniversaire du conflit syrien, HI condamne une fois de plus les bombardements en zones peuplées et appelle toutes les parties au conflit à protéger les civils.