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Physiothérapie : une réponse à la malnutrition des enfants

Réadaptation Santé
Ethiopie Ouganda Soudan du Sud

Au moins 820'000 enfants au Soudan du Sud, en Somalie, en Ouganda et en Ethiopie risquent de souffrir de malnutrition aigüe sévère en 2017. Handicap International (HI) propose des méthodes innovantes afin d’assurer leur guérison.

Pavi Mfuma, 5 ans, a une infirmité motrice cérébrale sévère

Pavi Mfuma, 5 ans, a une infirmité motrice cérébrale sévère | © Johanna de Tessières / HI

Lorsqu’un enfant souffre de malnutrition sévère aiguë, divers symptômes apparaissent: maigreur, peau flasque, température du corps peu élevée et ballonnements. Son système humanitaire est affaibli, ce qui le rend neuf fois plus susceptible de mourir d’une pneumonie, de la malaria, de la rougeole ou de diarrhées.

Les enfants de moins de cinq ans qui survivent suite à une malnutrition sévère aigüe souffrent de traumatismes importants à un âge où ils devraient développer leurs capacités physiques et intellectuelles. Au lieu d’apprendre à s’asseoir, à se retourner, à observer et à réfléchir, toute leur énergie est consacrée à la survie. Si leur souffrance se prolonge, ces enfants risquent de subir des retards de développement, et dans de graves cas, d’être handicapés à vie.

Une méthode de physiothérapie adaptée

C'est pourquoi HI a développé une méthode de physiothérapie adaptée, basée sur de la stimulation physique. En complément des traitements de nutrition d’urgence, de réhydratation et de soins médicaux essentiels, cette stimulation est vitale afin d’éviter qu’une génération entière ne soit touchée, à long terme.

"À première vue, la physiothérapie ne semble pas prioritaire face à cette problématique. Mais le corps d’un enfant atteint de malnutrition sévère est fortement affecté. Nous devons permettre à ces enfants de pouvoir bouger, réfléchir et jouer, sinon ils risquent de ne pas retrouver leur vitalité et de ne pas s’en sortir. Leur assurer une alimentation et un apport calorique quotidien n’est pas suffisant. Cette méthode de physiothérapie adaptée, basée sur de la stimulation physique, permet de sortir de ce cercle vicieux".

explique Rozenn Botokro, expert en réadaptation

© Hans Maesen / HI

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